Notre histoire, fondé en 1993 par trois amis

La culture de la vigne (pour le vin) en Belgique n’est pas nouvelle. Au Moyen-âge chaque localité possédait ses vignes et son vignoble.

Rendue plus délicate en raison d’un climat moins favorable au 17ème siècle, la bière s’est imposée comme boisson. La vigne a pratiquement disparu de nos régions aux 18 et 19ème siècles, Napoléon Ier a joué le protectionnisme…

Seuls quelques endroits de la vallée de la Meuse (Huy) ont conservé cette culture devenue anecdotique jusque début du XXeme siècle. Après la deuxième guerre mondiale, cette culture s’est maintenue dans la région d’Overijse pour ses produits « de table » qui s’adressaient alors à une clientèle amateur d’une grappe de « Léopold » ou de « Royal ».

La viticulture de plein air a pris un nouvel élan en Wallonie début des années soixante et l’on compte aujourd’hui plusieurs petits vignobles d’amateurs disséminés partout en Wallonie dont les plus connus à Torgny, Trazegnies, Huy.

Durant les années septante, ce renouveau viticole gagne le Brabant flamand . Dans le Payottenland une nouvelle région viticole s’est recréée dans les années quatre-vingt qui a débouché sur une appellation contrôlée en 1998.

Pierre Rion, ingénieur civil, Thorembaisien d’adoption, passionné de vin depuis toujours, s’est un jour dit que l’aventure et en tous cas le challenge en valait la peine. C’est ainsi que les 100 premiers pieds de vigne alsaciens ont été plantés en ce village brabançon au printemps 1991. Une rencontre avec le regretté Charles Henry, viticulteur à Liège a été le détonateur de la suite. C’est parce qu’un beau jour de 1993, Pierre et ses deux amis voisins Etienne Rigo, agriculteur et François Vercheval fervent vinificateur de fruits, ont goûté chez ce précurseur des vins d’une telle qualité que le trio a été convaincu que la Belgique pouvait aussi être un pays de vrais vignerons…

Ils sont ainsi passés à la vitesse supérieure en s’associant et en plantant 1.800 pieds en 1994 pour passer à 3.400 en 1995, faisant ainsi alors de « Domaine de Mellemont » le plus grand vignoble du Brabant Wallon. Deux critères guident le choix du cépage à planter en Belgique : la précocité et la résistance aux maladies.

Le choix s’est porté sur le Müller-thurgau. Ce cépage, obtenu en 1882 par le professeur Müller à Geisenheim en Allemagne par croisement du Riesling et du Sylvaner donne un vin aromatique et léger en alcool. Le Müller-Thurgau ne développe son bouquet que dans les régions les plus froides. En année normale, bien vinifié il donne un vin très élégant avec un beau caractère fruité et musqué.

En rouge, car le réel défi était bien là, c’est le Pinot Noir, somptueux de finesse mais très délicat à vinifier qui a été choisi, plaçant d’emblée la barre haut dans les prétentions de Mellemont… Les années se suivent et ne ressemblent jamais. L’année 1999, première vraie vendange en quantité, donne du courage à nos apprentis-viticulteurs : un petit miracle.

Par contre, 2001, une année qui avait commencé de façon brillante laissait espérer une récolte splendide. Hélas, Septembre a été le mois le plus pluvieux depuis 100 ans. Le raisin blanc a pourtant résisté -le pinot noir est passé à la poubelle…

Les chaleurs extrêmes de 2003 ont permis de produire un excellent crû en rouge tandis que le blanc a cédé son fruit à un gras intéressant. Comme s’il s’agissait d’alternance, 2004 est une année plus fraîche qui profite au blanc…

En 2005, Domaine de Mellemont triple sa superficie. 2 Hectares soit 11.000 pieds supplémentaires de Müller-Thurgau et de quelques autres cépages blanc sont plantés sur une terrain bien exposé.